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6 Juin 2013
Dragon's Dogma: Dark Arisen est un jeu d'aventure à la 3e personne avec une bonne dose de jeu de rôle. Il est disponible depuis le 26 avril 2013 sur PS3 et Xbox360. Édité et développé par Capcom. Il s'agit d'une réédition du nouveau bébé de Hiroyuki Kobayashi (Devil May Cry / Resident Evil).
L'aventure se déroule au centre d'un monde semi-ouvert, Gransys, dans lequel on incarne un insurgé et ses pions. L'aventure est une course poursuite dans le but de récupérer le cœur de cet insurgé et ainsi tenter de stopper la destruction du monde.
Au fil des annonces, des vidéos et des images sur le jeu, on a longtemps considéré ce Dragon's Dogma comme le "Skyrim" japonais. Possède-t-il les mêmes qualités ? Au moins, il a déjà son reptile ailé.
C'est donc au large de la plage de Cassardis que l'aventure débute. Petit village de pêcheur dans un coin reculé au sein de ce vaste monde nommé Gransys.
Suite à la Résurgence d'un énorme dragon rouge, vous êtes amputé de votre cœur dès les premiers instants de l'aventure. Vous apprenez par la suite que vous l'Insurgé. En quelque sorte, vous êtes un peu le Harry Potter de Gransys. On compte sur vous pour anéantir ce dragon et ainsi rétablir l'équilibre dans ce monde.
Une fois votre personnage créé, vous partez sur les traces de ce reptile peu amical. Vous serez amené à rejoindre Gran Soren, la capitale, afin d'y rencontrer le Duc Edmun. Ce dernier vous testera et vous aidera à trouver la tanière ce dragon.
Gransys est un monde vaste et dangereux, surtout de nuit. Surtout que le seul moyen de se déplacer, ce sont vos pieds ! Il vous faudra donc beaucoup de temps pour rallier un campement vers un autre.
L'univers est riche et possède une topographie extrêmement travaillée. On passe par des plaines, des grottes, des champs, des zones montagneuses, des plages ou encore un bois abritant une sorcière. Le cycle jour/nuit est géré. Mais, malheureusement, pas de cycle météorologique. A noter que la nuit est vraiment bien fichue; sans votre lanterne, vous n'y verrez rien et vous serez à la merci de vos adversaires (beaucoup plus puissants la nuit).
Le point principal de ce jeu réside dans le fait que nous pouvons être jusqu'à 4 dans notre équipe. Nous sommes accompagnés de 3 pions (Myrmidons) dont un qui est totalement personnalisable à l'instar de notre héros principal.
Vous pouvez donc recruter jusqu'à 2 pions pour composer votre équipe idéale. Pour cela, vous devez utiliser la Faille; c'est une espèce de zone communautaire dans laquelle vous partagez vos pions avec ceux des autres joueurs.
Votre pion principal évoluera et gagnera des niveaux à vos côtés, le rendant ainsi plus utile en combat. Le petit "plus" est que vous pouvez gérer son caractère ainsi que sa personnalité. Cela permettra de modifier son approche en combat, ses connaissances ou encore son aide en tant que soigneur. Vous avez également des commandes via les touches directionnelles de votre manette; elles permettent de donner des ordres à vos pions pour les mettre en position défensive ou offensive par exemple.
Attention, seul votre pion principal gagnera de l’expérience et des connaissances. Quant aux autres, il ne bougent pas d'un poil. C'est-à-dire que si vous avez recruté un guerrier de niveau 40, il restera au niveau 40 pendant toute votre période de jeu avec ce dernier.
Ce manque d'évolution vous oblige à changer votre équipe à chaque montée en niveau. Cependant, vous pouvez obtenir un pion de quelques niveaux supplémentaires au vôtre, mais pour cela, il vous faudra dépenser des cristaux de Faille. C'est un peu la monnaie de cette Faille. Vous en récoltez en tuant des ennemis ou en réalisant des quêtes.
Ce système de pion est à la fois un avantage et un inconvénient. Certes c'est assez fun de se retrouver à la recherche du meilleur pion possible à chaque niveau mais beaucoup de joueur délaissent leurs pions et on se retrouve donc avec des mages disposant d'une force plus élevée que leur magie ou encore avec des rôdeurs sans arcs... Logique.
Notons quand même que ces pions sont bourrés de conseils sur l'environnement, les monstres ou encore les quêtes. Donc emprunter un pion qui dispose d'une connaissance inconnue pour nous, se révèle être très utile.
Ce système de pion est assez long mais obligatoire dans votre aventure. Sans eux, les combats perdent tout leur sens; surtout que le jeu possède une difficulté assez inégale.
Ce jeu possède un gameplay assez technique. On dispose de coups forts et faibles, mais aussi de compétences et talents que vous pouvez acheter chez l'aubergiste du coin. Vous pouvez en débloquer des tonnes.
Au départ, vous avez le choix entre 3 classes: guerrier, mage et rôdeur. Chaque classe évolue, mais aussi, chaque classe possède ses propres compétences. Nous pouvons aussi fusionner deux classes pour en obtenir une version "hybride". Par exemple, fusionner un guerrier et un rôdeur pour obtenir un assassin qui manie aussi bien l'épée et le bouclier que l'arc. Sympa et intéressant.
Autre point assez intéressant, les combats contre les "mini-boss". Chaque ennemi possède son propre point faible: l'oeil d'un cyclope, les ailes d'un griffon, la gorge d'une cocatrix ou encore la tête d'une hydre.
Dans la plupart des cas, vous devez escalader votre ennemi pour pouvoir atteindre son point faible. Merci Shadow of the Colossus.
Cette petite séance de grimpette n'est pas illimitée. Elle utilise une jauge d'endurance.
Petit bémol, cette jauge est utilisée pour les courses, les compétences, les grimpettes et la portée d'objet. Il faudra être économe. On regrette une barre de mana/magie pour utiliser nos compétences.
Continuons sur un autre bémol: la gestion de l'équipement et des objets. C'est pénible et brouillon. Le jeu ne dispose d'aucun raccourci ! Il vous faudra passer par un menu et un sous-menu rien que pour regarder votre carte. Sans parler de l'utilisation des potions; c'est identique. Quelle perte de temps.
Venons-en au contenu additionnel de cette nouvelle version de Dragon's Dogma: le récif de l'Amertume. Une immense zone de jeu située sur une ile plongée dans les ténèbres. On y accède en parlant à Orla, de nuit, du côté de la plage à Cassardis.
Il s'agit un gros donjon de haut niveau. Sachez qu'il vous faut, au minimum, un niveau 60 pour être à l'aise dans votre approche et dans vos combats.
Ce donjon renferme de nouveaux ennemis, boss, armes et armures. En parlant des nouveaux ennemis, ce sont des déclinaisons pour la plupart d'entre eux. On retiendra notamment la présence de "La Mort" qui est un ennemi qui apparait de temps à autre pour mettre K.O. un de vos personnage (au choix, tant qu'à faire). Le ton est donné.
Ceux qui disposaient d'une sauvegarde complète et d'un personnage boosté et d'un pion pourront les réutiliser illico-presto dans cette version.
Vous l'avez compris, il faut s'attendre à du gros challenge et à se perdre plus d'une fois dans un labyrinthe aussi sombre que dangereux. L'atmosphère est de plus en plus pesante au fur et à mesure que la troupe s'enfonce dans les profondeurs de ce donjon.
Il faut l'avouer: cette nouvelle version de Dragon's Dogma est mieux optimisée et corrigée. Elle apporte beaucoup plus de contenu. Surtout que le prix a été revu à la baisse (30€).
Comptons les nouvelles armes et armures, les nouvelles quêtes, la nouvelle zone de jeu, deux nouveaux modes de jeu (Speed Run et High Level), des nouveaux boss et de nombreux bugs corrigés: on en a pour notre argent.
Tout le monde y trouve son compte: les novices ou les fans du premier épisode.
L'immensité de Gransys est vraiment impressionnante, même si certaines zones sont assez "couloiresques". Le système de combat est vraiment jouissif et se retrouver face à une hydre ou un griffon nous emballe totalement.
La quête principale peut se plier en 25 heures comme en 150; cela dépend si on veut ou pas terminer toutes les quêtes à 100%. Ce qui est positif.
Le système de pion est une très bonne idée, même si on aurait préféré qu'il soit beaucoup plus approfondi et moins barbant.
On regrette un inventaire et une utilisation des objets à la ramasse, une difficulté mal dosée et une I.A. un peu brouillonne. Sans oublier le moteur graphique qui peut être superbe à un moment et vraiment baveux à un autre.
Ce Dark Arisen n'est, certes, pas le jeu de l'année mais il a le mérite d'innover et d'apporter une bouffée d'air frais dans le monde du jeu de rôle et d'aventure.